Catherine Dargent est née quai
de la monnaie à Chalon sur Saône le
25 août 1957.
Depuis son enfance, de la Saône à la Garonne puis sur les bords
de la Loire ou de l’Atlantique, où elle vagabondait à sa
guise, en ramassant fossiles, coquilles, graines, cailloux et terres colorées,
Catherine Dargent sait que la vie n’est rien sans la magie de ses
forces profondes et que l’art est le meilleur outil pour s’en nourrir.
Adulte, elle a gardé cette occupation de collecte souvent associée à un
acte archaïque ou enfantin.
Marcheuse infatigable, un jour un squelette
entier de vache s’est donné à elle. C’était
aux Antilles où elle vivait.
Les formes propres de ces restes ont tout
de suite suscité un intérêt et un émerveillement.
Os, gousses et coques furent assemblés avec de la ficelle et peints partiellement.
Un premier mobile était né ! Il allait donner naissance à une
nombreuse descendance de grigris, entités mythiques ou imaginaires au
caractère chimérique ou ludique.
Installée dans le sud des Landes depuis 1998, Catherine Dargent s’adonne
toujours à l’assemblage de matériaux naturels.
D’une
formation scientifique initiale (physique, mathématiques), elle garde
le goût pour l’expérimentation, le jeu sur les formes avec
des matériaux divers.
Des traditionnels glacis de peinture à l’huile à l’utilisation
d’ocres de Puisaye, de l’écriture gestuelle spontanée à l’écriture
manuscrite mise en place dans un dispositif plastique, de l’assemblage
au collage, de la planéité à la spatialité, son travail
est polymorphe.
Entre ordre et désordre, entre naturel et artificiel,
la dynamique à l’œuvre dans ses productions reste liée à un
certain naturisme qui nous ouvre à la plénitude de la nature.